Arrêt Tabac et Sur-Poids

chocolate-75x75

Est-il possible de limiter la prise de poids lors de l’arrêt du tabac ?

Le premier point est d’affirmer que malgré ce qu’on en pense, tous les fumeurs sont en « sous-poids », il est admis qu’un fumeur est donc en « sous-poids » de trois ou quatre kilos par rapport à un non fumeur. En effet, le tabac agit comme un coupe faim et modifie grandement l’assimilation digestive. En redevenant peu à peu à la normale et à l’équilibre, cette tendance disparait et modifie  le taux de catécholamine et d’insuline, ceux-ci retrouvent un dosage normal. Abolir l’inhibition de la lipogénèse  induit une reconstitution normale de la masse graisseuse.

De plus, en retrouvant du goût et de l’odorat, il est bien normal de mieux apprécier la nourriture.

Les fumeurs en surpoids sont des personnes qui sur-compensent le stress . Celui-ci à fait naître la nécessité de fumer mais plus tard, les stress engendrés par le manque de tabac entre deux cigarettes, plus le stress initial ou patent , deviennent trop fort et la personne trouve naturellement un autre moyen de compenser dans l’excès de nourriture.

La nature même de cette forme de stress (compulsif et violent) entraine l’adoption de comportements boulimiques classiques, on mange n’importe quand et n’importe quoi, surtout de l’industriel gras et sucré.Face à ce comportement, il devient évident que la prose de poids est presque inévitable.

L’absence de sensibilité au goût et à l’odorat ralentit la consommation de fruits et légumes vers lesquels il faudra se tourner. Avec le retour à la normale, peu à peu, ce virage est pris et les choses rentrent dans l’ordre. Il faut donc s’attendre dans un premier temps à une augmentation d’environ trois kilos .

Il faut absolument proscrire l’adoption d’un régime alimentaire strict en plus du sevrage tabagique, c’est l’échec assuré et une plus grande frustration lors des prochains essais.

La fin du repas, autrefois marqué par une cigarette,  derrière le café, tous ces moments privilégiés appelant la consommation de tabac doivent être pris en compte et remplacés par autre chose. Il faut boire de l’eau derrière le café si on ne peut pas sans priver et prendre une pastille de menthe sans sucre à la fin du repas, il faut compenser sans faire renaitre un nouveau stress par manque de quelque chose.

La reprise d’un sport modéré comme la marche à pieds rapide doit être d’une aide parfaite en vous « vidant » nerveusement, en occupant votre esprit et surtout en éliminant les toxines. Vous devez aller progressivement mais surement dans ces exercices, du plus simple, par exemple abandonner les ascenseurs, jusqu’au footing léger et la marche rapide. Le sport va vous faire changer la conscience de votre corps que vous n’aurez plus à « supporter » mais à  vivre de nouvelles sensations ou des sensations oubliées.

Le programme antidote à été conçu pour cela et il devient très facile d’alterner une fois sur deux, du programme « anti-tabac » et du programme pour « maigrir sans régime ». En effet, ces deux programmes sont absolument compatibles car ils reposent sur le même but, obtenir le soutien et l’engagement inconditionnel de votre cerveau.

Dès les deux premiers programmes assimilés, les deux suivants sont suivis et acceptés sans le moindre effort et les deux buts recherchés sont atteints sans « douleurs » et tout en douceur.

« Maigrir sans régime » va vous motiver à manger mieux en qualité et moins en quantité. Vous aller mâcher plus longtemps et donc mieux digérer.

« Arrêt du tabac » va vous faire prendre conscience réellement de cette horreur au niveau du goût, de l’odorat. Vous pourrez respirez plus calmement et donc mieux tout en destressant. Vous aurez de moins en moins envie de prendre une cigarette, le changement se fera progressivement et les changements se feront presque sans vous en apercevoir.

Vous allez constater que vous fumez moins, beaucoup moins puis plus du tout. Pendant cette phase, vous aurez changé votre comportement alimentaire , votre cerveau ne sera jamais en conflit avec ces nouveaux comportements.